En bref : Cardano

Cardano est une blockchain de 3ème génération (Bitcoin est considéré comme faisant partie de la première et Ethereum de la seconde). Elle a été officiellement lancée lors d’une ICO le 30 septembre 2016 et est aujourd’hui reconnue comme une des blockchain les plus prometteuses du marché.

IOG (anciennement IOHK) est l’entreprise assurant le développement et le support technique de Cardano. IOG a été fondée en 2015 par Charles Hoskinson et Jeremy Wood.

Ok mais concrètement, à quoi ça sert ?

L’objectif de Charles Hoskinson le fondateur de Cardano (et co-fondateur d’Ethereum) a été dès le départ l’inclusion économique des milliards de personnes débancarisées. C’est à dire hors du sytème bancaire traditionnel, souvent par manque d’infrastructure et parfois par idéologie. Ces personnes se situent essentiellement dans les régions les moins capitalistiquement développées : Afrique, Asie du Sud Est, Amérique Latine.

Cardano (et la blockchain plus généralement) se pose également en alternative du sytème inter-bancaire pour les populations des pays les plus riches. C’est un moyen concret de reprendre le contrôle de ce qui nous appartient et de nous émanciper des banques et de leur écosytème nuisible. Les crises passées ont clairement prouvé l’incapacité des banquiers à gérer notre argent. Il est grand temps de reprendre le contrôle sur le nerf de nos économies, Cardano peut nous y aider.

De plus, l’utilité de Cardano ne s’arrête pas au sytème financier, la blockchain permet de stocker des informations autres que des montants et des transactions. Dans le cas de Cardano cette fonctionnalité ouvre la possibilité de créer des applications décentralisées et donc sans tiers de confiance. Je ne vais pas développer ce qu’est un contrat intelligent dans cet article, mais retiens que cela ouvre plus de possibilités d’émancipation (envers les géants du Net notamment).

Imagine une application de location d’appartement entre particuliers sans Airbnb, une app de VTC sans Uber, une app de livraison sans Deliveroo… Les possibilités sont infinies !

Ok, mais comment ça fonctionne ?

Cardano a été pensé et construit en collaboration avec des universités internationales (Edimbourg et Wyoming), des doctorants et chercheurs en mathématiques et cryptographie. La proposition de valeur de Cardano, ce qui rend cette blockchain différente des autres, est la rigueur scientifique de ses fondations. Les composants qui la constituent et les white papers expliquant leur fonctionnement ont été validés par peer review. C’est à dire qu’un comité de pairs (chercheurs) les ont relu et validé systématiquement.

Transaction et protocole

L’élément central de Cardano est son protocole Ouroboros. Il définit les interactions entre les différents acteurs du réseau. Ouroboros fait partie des protocoles blockchain de type Proof of Stake (POS). C’est à dire que la sécurité des transactions n’est pas basée sur la puissance de calcul des mineurs (comme pour Bitcoin) mais par le montant d’ADA délégué aux différentes pools (voir définition plus bas).

Pour commencer à comprendre le fonctionnement de la blockchain Cardano, il faut commencer par les différents acteurs qui forment le réseau.

Les acteurs

Les utilisateurs, ceux qui envoient et reçoivent des ADA, la monnaie de Cardano. Ils doivent posséder pour cela un wallet sur une des applications compatibles : Daedalus ou Yoroi. Il suffit ensuite d’avoir une adresse de destination pour envoyer en quelques secondes la quantité voulue d’ADA (et oui, il faut aussi remplir son wallet au préalable^^).

Tous les possesseurs d’ADA peuvent déléguer (staking) le contenu de leur wallet à des pools. La délégation d’ADA contribue à la sécurité du réseau ainsi en échange le protocole offre une récompense de 5/6% du montant total délégué tous les 5 jours. Ce qui est une forme de rente.

Point important, les ADA délégués à une pool ne lui sont pas envoyés. Ils restent accessibles depuis le wallet et peuvent être dépensés à tout moment.

Les pools, elles permettent la validation des transactions entre les utilisateurs. Concrètement ce sont des serveurs informatiques fonctionnant 24/7 et maintenus par des Stake Pool Operator. Les SPO configurent ces serveurs en y installant le code contenant le protocole Ouroboros qui permet à toutes les pools de se coordonner et de valider les transactions soumises au réseau. Les SPO sont rémunérés par le protocole qui leur reverse une partie des frais de transaction afin de compenser les frais de maintien de la pool.

A retenir

Cardano est une blockchain dont les fondations reposent sur des concepts mathématiques approuvés par une équipe de chercheurs. C’est ce qui donne tout son sérieux au projet.

La cryptomonnaie native de Cardano est l’ADA. Il s’agit d’une référence à Ada Lovelace qui est considérée comme la créatrice du premier programme informatique de l’Histoire Humaine.

La méthode de validation des transactions de Cardano est de type proof of stake (POS). Le POS est bien moins énergivore et bien plus scalable que le proof of work (valable pour Bitcoin et Ethereum 1.0) qui demande une grande puissance de calcul et donc une consommation énergétique non négligeable.

Les pools et le staking sont la colonne vertébrale du réseau Cardano. Les pools valident les transactions sur le réseau. Et le staking permet aux possesseurs d’ADA de participer à la sécurité du réseau en échange de versements d’un nombre d’ADA proportionnel au montant staké.

Et dernier point, Cardano n’est pas uniquement un support financier. Les possibilités apportées par les applications décentralisées sont nombreuses (traçabilité des produits, certification de documents, sécurisation des données personnelles, suppression des tiers…). Tous ces éléments font de Cardano, et des protocoles blockchain plus généralement, des technologies réellement disruptives. Le futur promet d’être décentralisé.

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